logo-saamb_smallBienvenue sur le site de la Société d’Archéologie et des Amis du Musée de Binche

Nos trois prochaines activités

 

Samedi 11 février  2017 à 17 h 30

 

« Pierre d’Ailly à l’épreuve du Grand Schisme (1350-1420) »

 

Par Madame Monique Maillard-Luypaert   Docteur en histoire (UCL, 1996) et agrégée de l’enseignement secondaire supérieur (1972), Archiviste et conservateur du patrimoine du Grand Séminaire de Tournai.

pierre-daillyGrande figure du concile de Constance (1414-1418), dont on commémore le sixième centenaire, le cardinal Pierre d’Ailly n’a laissé personne indifférent : ni ses contemporains, ni les historiens, théologiens et philosophes qui s’y sont intéressés. Leurs jugements furent pour le moins contrastés, à l’image du personnage.

Toute sa vie a été marquée par le Grand schisme qui a divisé l’Église latine pendant 40 ans. Il n’a cessé de travailler à y mettre fin, d’abord en tant que docteur en théologie, puis comme évêque et cardinal. La postérité a retenu qu’il tenait le concile pour supérieur au pape. Oui,  mais si le pape abuse de son pouvoir et détruit l’Église, ajoutait ce précurseur de la collégialité épiscopale.

A-t-il été un évêque réformateur ? L’exploration des archives de Cambrai apporte une réponse mitigée à cette interrogation. Cet homme d’action a aussi laissé une œuvre écrite qui porte sur presque tous les savoirs de son époque, y compris la science des étoiles.

Monique Maillard-Luypaert

 

 

 


 

 

 

Le dimanche 19 mars 2017 à 10 h 30

La couleur perdue des cathédrales

 

Par Madame Myriam Serck-Dewaide

 Licenciée en Histoire de l’Art et Archéologie de l’Université de Louvain, M. Serck-Dewaide a ensuite été formée en restauration de sculptures polychromées  à  l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (1969-72). Elle y fut chef d’atelier, chef de département et enfin directeur général de 2003 à 2011.Coordinatrice du Groupe Sculpture et Polychromie du Comité de Conservation de l’ICOM de 1996 à 2002.Conférencière à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre (ENSAV) à Bruxelles  de 1980 à 2011.Professeur à l’Institut national du patrimoine (INP) à Paris de 1980 à 2017. Elle est membre du Conseil de l’ICCROM  à Rome de 2006 à 2013. Elle a été présidente du Comité belge du Bouclier Bleu de 2010 à 2013 et continue à y œuvrer. Elle est également membre de l’Académie royale d’Archéologie de Belgique et  auteur de très nombreuses publications.

 

Le sujet  pourrait  aussi s’intituler un témoignage  fragmentaire  d’un monde presque disparu…  En effet,  les cathédrales
étaient peintes et les sculptures étaient ornées de couleurs magnifiques.    Nous allons voyager ensemble en France, en Belgique, en Suisse et en Espagne pour découvrir les traces des polychromies originales étudiées et conservées.

Pour la France, nous examinerons  les cathédrales de Chartres, Senlis, Paris, Bourges, Amiens, Reims, Auxerre et Strasbourg.  On y détaillera les études et les traitements de conservation et de restauration récents.

En Belgique, on observera les portails de la cathédrale de Tournai, l’ancien portail de saint Nicolas à Gand,  le portail de Bethléem de Notre-Dame de Huy,  les portails  de la basilique Notre-Dame de Hal, la polychromie de l’intérieur de la cathédrale d’Anvers et Saint Jacques à Liège.

Pour la Suisse, on détaillera la restauration du portail peint de la cathédrale Notre-Dame de Lausanne et le portail repeint de Berne.  Les techniques de polychromie et des analyses de laboratoire identifiant les matériaux seront expliquées au cours de l’exposé.  Les différents types d’intervention en Europe seront expliqués et critiqués.

 

Myriam Serck-Dewaide.

 

 

 

 


     Samedi 15 avril 2017 à 17 h 30

 

La dynastie Romanov.

 

Par Monsieur Etienne Piret

Licencié en Communication, libraire, conseiller communale de la ville de Binche. Il a été ou est administrateur de : Patrimoine du Musée international du carnaval et du masque, centre culturel Régional du Centre, écomusée de Bois du Luc, compagnie de l’Art, Binche 1549. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages ayant trait à l’histoire.

 

« Romanov », ce nom de famille symbolise à lui seul la Russie impériale dans ce qu’elle avait de plus excessif : richesse, extravagance, splendeur, religiosité, scandales, autocratie. L’exécution sordide de Nicolas II, de son épouse et de leurs cinq enfants adolescents en Sibérie en 1918 a complètement éclipsé le destin des autres Romanov.

Pourtant, cette famille comprenait un grand nombre de branches. A la veille de la révolution, le dernier Almanach de la Cour comptabilise pas moins de 61 Romanov. Ils marquèrent leur époque tant par leur mode de vie dispendieux (dont vient l’expression française de « tournée des grands-ducs »), que par leurs querelles de famille, leur comportement hautain avec les autres familles régnantes ou encore leurs tragiques destins.

Plus d’une quinzaine d’entre eux seront exécutés durant la révolution, les autres parviendront à fuir la Russie, souvent au travers d’aventures périlleuses et rocambolesques.

Nous parlerons moins des faits politiques que de la vie quotidienne : Où et comment vivaient-ils, quels étaient leurs propriétés et leurs revenus, comment s’établissaient les liens de parenté, quels étaient leurs rapports entre eux, comment appréhendèrent-ils la révolution ?